Les courriels sont bel et bien dépassés!

Objet : contrepied de http://blogaumax.wordpress.com/2012/10/14/le-courrier-electronique-depasse-bien-au-contraire/

Dans sa tentative de nous persuader de l’efficacité persistante du courrier électronique, mon collègue bloggeur a tenté de lui redonner ses lettres de noblesse en l’abordant du point de vue d’un relationniste. Il a expliqué et justifié les trois champs d’intervention du courrier électronique, c’est-à-dire la communication interne et externe à l’entreprise et celle avec les médias. Il a surtout démontré l’importance des courriels pour l’organisation complète d’une conférence de presse. Aussi, il a admis que les courriels font face à une grande concurrence. Entre autres concurrents on retrouve les médias sociaux qui permettent les mêmes avantages que les courriels. Mon collègue a mentionné les avantages de cette technologie, soit la vitesse de diffusion des courriels et l’absence de contraintes de lieux, mais n’a pas manqué de souligner les points plus négatifs tels les risques de virus et de spam que les courriels procurent.

Dans l’essai qui suit, je justifierai en quoi les courriels électroniques sont dépassés en publicité, bien qu’ils soient encore utilisés. J’orienterai mon texte en fonction de deux aspects. D’abord en fonction du type de relation entre les émetteurs et les récepteurs dans le processus de communication et ensuite en fonction des développés technologiques qui obligent les publicitaires à modifier leur approche pour retenir l’attention des consommateurs.

Il nous est forcé de constater que la principale différence entre l’usage du courriel en publicité et en relation publique est la relation entre le destinateur et le destinataire. En fait, en relation publique, la relation est bidirectionnelle. Les courriels sont envoyés dans un contexte de travail, c’est-à-dire entre deux personnes qui ont intérêt à communiquer. Un journaliste qui ne lirait pas ses courriels ne serait pas au courant des différents événements à venir et l’événement qu’un relationniste souhaite rendre public aurait bien peu d’impact si aucun média ne s’y présentait. En publicité par contre, la relation est unidirectionnelle. C’est l’annonceur qui « impose » son message aux consommateurs. Dans ce contexte, les publicités sont souvent mal perçues et mal reçues : « Direct mail is “junk” to many consumers » (Wolski, n.d. : en ligne). La grande majorité des gens vont supprimer ces messages avant même de les avoir ouverts. Ne soyez pas étonné qu’un taux de réponse de 1 % à 2 % soit considéré comme un taux de succès satisfaisant pour une campagne d’envois par courriels (Wolski, n.d. : en ligne).  Selon moi les courriels sont bel et bien dépassés et la publicité qui passe par ce moyen est loin d’être désirée. Il est vrai que la majorité des consommateurs qui reçoivent ces courriels ont soussigné pour les recevoir (Tuckwell, 2011 : 206). Néanmoins, certaines entreprises vendent leur liste d’adresses courriel à d’autres entreprises qui envahissent nos boites de réception. En effet, le Centre pour la défense de l’intérêt public confirme que : « Les messages de courrier électronique non sollicités (pollupostage ou « pourriels ») continuent à inonder les boites de réception des ordinateurs des consommateurs canadiens, et dans certains cas, à y causer des dommages » (2010 : en ligne). Ce flot d’information électronique contribue à l’ « information overload ». Étant exposé à plus de 3 000 messages par jour, le cerveau humain n’a pas le temps d’assimiler tous les signaux qu’il reçoit (Guardian, 2000 : en ligne). Les envois par courriels contribuent au smog d’information qui ne fait que fatiguer les consommateurs davantage tout en les rendant moins attentifs aux messages.

Les annonceurs, qui cherchent à rejoindre des consommateurs de plus en plus sollicités, doivent nécessairement recourir aux nouveaux médias. Les dépenses publicitaires sont doublement efficaces lorsque les placements médias consolident médias traditionnels et nouvelles plateformes. Ainsi, les annonceurs maximisent l’impact de leurs campagnes (Tuckwell, 2011 : 3). C’est exactement ce que permet la Communication Marketing intégrée (CMI). La publicité en ligne est maintenant bien connue comme étant la voie du futur pour rejoindre les différentes cibles. Depuis 2004, les investissements média pour le web ont considérablement augmenté dans la pomme des dépenses publicitaires au Canada.

investissement-médias-Québec-2004-14

L’envoi par courriels est comptabilisé dans les investissements publicitaires en ligne, mais ne représente que 10% des dépenses. Pourquoi ? Principalement pour les raisons mentionnées plus haut.

graphique détaillé

Selon Forrester, les investissements pour la publicité en ligne représenteront environ 77 billions de dollars d’ici 2016 (dans News of the media, n.d. : en ligne). Dans une ère où l’interactivité avec le consommateur est essentielle pour recevoir un bon retour sur investissement, le courriel n’a plus sa place. Rapidement, les investissements publicitaires en ligne se déplacent vers les applications mobiles et médias sociaux (News of the media, 2011 : en ligne). Certains organismes à but non lucratif (OBNL) réussissent maintenant à mobiliser les internautes pour leur cause en utilisant intelligemment ces nouveaux médias.

Le Soudan du Sud est un pays sous-développé où la moitié de la population n’a toujours pas accès à de l’eau potable. L’organisation non gouvernementale PAH (Polska Akcja Humanitarna) qui agit principalement en Pologne, mais également dans plusieurs autres pays, a tenté de rappeler l’importance de l’eau potable en générant un « call to action » des cybernautes via Facebook (Revo Buzz, 2012 : en ligne). L’organisme a instauré le « One like. One drop ». Pour chaque mention « j’aime » sur Facebook, une goutte d’eau était ajoutée aux verres qui, une fois remplis à divers niveaux, créaient une mélodie. Cette mélodie a servi à sensibiliser de nombreuses communautés au problème des habitants du Soudan du Sud. Plusieurs entreprises ont embarqué dans le mouvement en raison de l’ampleur médiatique que prenait la campagne. Ainsi, l’organisme a pu faire profiter aux habitants de sources d’eau fraîche.

C’est effectivement en impliquant la population et en la mobilisant pour une cause que les meilleurs résultats surgissent. Pour que la publicité ait un maximum d’impact, il faut interagir avec les citoyens. De cette façon, les investissements sont doublement efficaces. Je ne crois pas que l’organisme aurait eu les mêmes résultats si elle s’était contentée d’une campagne d’envois par courriels – léger sarcasme.

Certes, les publicités par courriels possèdent quelques avantages. Elles sont peu dispendieuses, fournissent des données statistiques, permettent des envois fréquents et la personnalisation du message (Tuckwell, 2011 : 206). Toutefois, ces courriels sont tellement nombreux qu’ils deviennent agaçants et aberrants. Ils sont de moins en moins efficaces. À l’extrême, ils peuvent offenser certains consommateurs lorsque les listes de courriels ne sont pas à jour et qu’un envoi est fait à une personne morte par exemple. En tant que future publicitaire, je m’indigne devant cette méthode qui à mon avis devrait disparaître. La publicité déjà perçue comme étant intrusive, il va de soi que celle par courrier électronique n’aide en rien à la cause. Tout comme les technologies évoluent, les techniques de persuasion doivent également évoluées. Laissons place aux nouvelles plateformes plus intéressantes, innovatrices et interactives. Amusons-nous avec la multitude de choix que nous permettent les nouvelles technologies. Surprenons les consommateurs!

 

Sources :

Centre pour la défense de l’intérêt public. 2010. Les courriels publicitaires non-sollicités (pollupostage ou « pourriels »). Ontario : L’initiative canadienne des consommateurs, 2pages.

News of the media. « Online advertising spend to overtake Tv by 2016 » New of the media. En ligne. http://newsofthemedia.com/2011/08/online-advertising-spend-overtake-tv-2016/, consulté le 30 novembre 2012.

Parent, Samuel. 2011. « Internet sera 2e au Québec en 2012 » Marketing et publicité interactive. En ligne. http://fr.titaninteractif.com/index.php/2011/04/28/internet-sera-2e-au-quebec-en-2012/, consulté le 30 novembre 2012.

Revo Buzz. 2012. « One like. One drop. » Revo Buzz ! En ligne. 12 juillet. http://buzz.revo.de/2012/07/one-like-one-drop/, consulté le 30 novembre 2012.

The Guardian. 2000. « Information overload ». The Guardian. En ligne. 16 janvier. http://www.guardian.co.uk/theobserver/2000/jan/16/newyou.life11, consulté le 22 novembre 2012.

Tuckwell, Keith J. 2011. Integrated Marketing Communication. Toronto : Pearson, 440 pages.

Wolski, Chris. D.a. « The Disadvantages of Direct Mail ». Chron. En ligne. http://smallbusiness.chron.com/disadvantages-direct-mail-1436.html, consulté le 30 novembre 2012.

 

 

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La nécessité d’innover

Billet #5 – module 11

En tant que consommateur, vous êtes exposé à plus de 3 000 messages publicitaires par jour (The Guardian : en ligne). Intrusif vous me direz? Peut-être. En fait, l’« information overload » que vous subissez au quotidien ne permet pas à votre cerveau de traiter toutes les publicités et informations qui vous sont transmises. Vous accordez seulement de l’attention aux informations qui sont pertinentes pour vous (The Guardian : en ligne). C’est dans le but d’attirer votre attention que les publicitaires innovent constamment en utilisant les nouvelles technologies.

Dans une précédente publication, j’ai démontré en quoi les codes QR font partie intégrante de la publicité en communication publique. Ces codes QR constituent une technologie extrêmement flexible dans la mesure où ils peuvent être appliqués sur une foule de supports.

En Allemagne, une compagnie alimentaire en collaboration avec le DFKI – German Research Center for Artificial Intelligence – a créé un mélange à biscuits où les gens ajoutent les codes QR en décoration sur leurs « Qkies ». Différents messages publicitaires y sont proposés. Entre autres messages, on retrouve des vidéos sur YouTube, des photos ou encore des pages web, dépendant de l’annonceur. Cette forme de publicité à beaucoup plus de chance de gagner l’attention des cibles notamment en raison de l’implication des gens dans le processus de fabrication du biscuit et de l’utilisation d’une nouvelle technologie qui a du sens avec le produit.

Via Trendwatching

En 2011, Coca-Cola a mis sur pied une campagne d’affichage technologique dans les abribus de grandes métropoles comme Boston, Chicago, New York et Los Angeles pour démontrer les bénéfices énergisant de Vitaminwater. Ils ont installé des prises USB pour que les utilisateurs de transports en commun puissent recharger leurs dispositifs électroniques. Quelle brillante idée! Ici, on offre aux consommateurs un bénéfice réel qui est directement en lien avec les bénéfices du produit.

Via Trendwatching

Les nouvelles technologies sont fascinantes. Elles permettent de pousser la publicité encore plus loin. En tant que jeune publicitaire, je ne peux que m’émerveiller devant autant de possibilités. Il va sans dire qu’il est de plus en plus difficile d’obtenir l’attention de nos cibles. C’est donc à nous de modifier sans cesse nos approches afin de retenir leur attention et intérêt.

Source :

The Guardian. 2000. « Information overload ». The Guardian. En ligne. 16 janvier. http://www.guardian.co.uk/theobserver/2000/jan/16/newyou.life11, consulté le 22 novembre 2012.

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Insatisfaction = actions

Billet #4 – module 10

Au cours des dernières années, un nombre incalculable de citoyens ont profité de l’accessibilité des différentes plateformes web et de leur rapidité de diffusion de l’information pour manifester leur attitude, opinion et avis envers certaines entreprises. Le 18 janvier 2012, de grandes entreprises comme Wikipédia, Google et le site américain Wired ont intenté des actions contre deux projets de lois américains qui, « selon plusieurs, entraineraient censure et limitations de la liberté d’expression sur le Web » (Ouellet, 2012 : en ligne). Des protestations de cette envergure ont assurément beaucoup d’impact, mais qu’en est-il des manifestations provenant de simples citoyens ?

Un client insatisfait parle toujours plus fort qu’un client satisfait. Que ce soit pour partager une mauvaise expérience de service à la clientèle, la mauvaise qualité d’un produit quelconque ou encore pour exprimer une opinion négative envers une entreprise, les forums, réseaux sociaux et diverses plateformes du web sont propices à l’expression de notre mécontentement.

Je vous laisse lire ce qui suit.

 

Vous avez peut-être écouté, comme moi, les nouvelles ce soir-là. C’était un peu avant que le maire Vaillancourt annonce sa démission à la mairie. J’avoue que le reportage du journaliste ne m’avait pas semblé assez neutre.

Vous me direz peut-être qu’il ne s’agit ni d’incitation à la manifestation, ni de révolte, ni d’action concrète prise par des citoyens pour protester contre TVA. Reste qu’un simple commentaire sur Facebook dans ce genre a su générer 20 commentaires de personnes qui appuient ou s’opposent au commentaire. TVA n’est surement pas au courant de cette petite bribe sur Facebook. Toutefois, les médias sociaux peuvent causer du tort à une entreprise dans un cas où le débat prend de l’ampleur.

Au fil du temps, j’ai remarqué que les sujets d’actualités génèrent beaucoup d’argumentation sur les réseaux sociaux. Pourquoi les gens ressentent à ce point le besoin d’exprimer leur point de vue? Après tout, j’ai vu le reportage à TVA ce soir-là et je n’ai ni publié un message sur Facebook, ni commenté la précédente publication. Simple question d’intérêt j’imagine.

Sources :

Ouellet, Nicolas. 2012. « Journée de protestation sur le web ». Infodimanche. En ligne. 18 janvier. http://www.infodimanche.com/index.asp?s=detail_actualite&id=144199, consulté le 18 novembre 2012.

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Et si je leur mentais ?

Billet #3 – semaine 9

Les élections présidentielles américaines du 6 novembre dernier ont suscité beaucoup de mouvements dans les médias sociaux. Mitt Romney, le concurrent démocrate de Barack Obama, a, malheureusement pour lui, été victime de plusieurs scandales en période préélectorale. Certains événements se rapportant au candidat ont pris de drôle de proportions en raison du pouvoir incessant des médias sociaux, mais surtout en raison de la montée du journalisme citoyen sur ces mêmes plateformes.

@ComfortablySmug, ça vous dit quelque chose ? Lisez les quelques publications de ce twittos en date du 29 octobre. Ne cherchez pas le lien avec Romney, il viendra plus tard.

(OLJ, 2012 : en ligne)

Il s’agit, vous l’aurez compris, de tweets concernant les dégâts de l’ouragan Sandy à New York. Croyez-le ou non, Shashank Tripathi, connu sous le pseudonyme de @ComfortablySmug, a profité de l’événement pour relayer de fausses infos à ses 6 000 abonnés (Denis, 2012 : en ligne). Bien qu’il soit inévitable de retrouver de fausses informations sur les réseaux sociaux en raison du manque d’expertise de ses membres, un danger survient lorsqu’une personne transmet intentionnellement des faussetés. La journaliste Daphnée Denis ajoute que : « Le problème, c’est que certains comptes, réputés fiables, en profitent pour relayer des fausses informations … [dans notre cas] deux de ses fausses annonces ont été retweetées plus de 600 fois » (2012 : en ligne). Les nombreuses alertes de @ComfortablySmug ont non seulement été diffusées par les membres de la communauté Twitter, mais également par quelques médias comme CNN « qui a rapporté l’inondation de la Bourse, avant de démentir l’info » (OLJ, 2012 : en ligne). La propagation rapide de l’information rend le problème encore plus préoccupant puisque les gens qui se retrouvent sur les réseaux sociaux prennent rarement le temps de vérifier les sources des messages qu’ils partagent. La diffusion d’informations non fondées constitue une des principales menaces du journalisme citoyen dans les médias sociaux.

Les journalistes de profession s’indignent devant ce genre de situation en dénonçant la mauvaise utilisation des réseaux sociaux (OLJ, 2012 : en ligne). Effectivement, les gens faisant partie d’une communauté sur le web ne partagent pas tous les mêmes principes et objectifs. Certains s’y retrouvent pour s’informer et informer les autres, alors que d’autres y sont pour créer des débats idéologiques ou encore pour créer de la bisbille et de la controverse. À chacun son combat. Toutefois, lorsqu’il s’agit de catastrophes naturelles affectant la vie de milliers d’humains, vaudrait surement mieux se taire. Non?

Pour ce qui est du lien avec Romney, vous ne serez pas étonné que les médias s’en soient donnés à cœur joie d’impliquer le candidat politique dans l’histoire lorsqu’ils ont su que @ComfortablySmug disait « travailler dans la finance et soutenir Mitt Romney sur son profil. En réalité […], il est analyste financier et le manager de campagne de Christopher R. Wight, le candidat républicain de la 12e circonscription de New York à la Chambre des Représentants » (Denis, 2012 : en ligne). À mon avis, il s’agit de salissage par les médias à l’endroit de Mitt Romney qui est loin d’être responsable de l’acte irréfléchi de Tripathi. En aucun cas les actions du twittos ne reflètent les valeurs du démocrate, alors pourquoi l’impliquer dans cette histoire dégradante?

 

Sources :

Daphné Denis. 2012. « @ComfortablySmug, le compte Twitter responsable des fausses infos sur Sandy». Slate.fr. En ligne. 30 octobre. http://www.slate.fr/ lien/64165/ComfortablySmug-twitter-fausses-infos-sur-sandy, consulté le 8 novembre 2012.

OLJ. 2012. « @ComfortablySmug, le twittos qui s’amusait à propager de fausses infos en plein cyclone ». L’Orient-Le-Jour. En ligne. 8 novembre. http://www.lorientlejour.com/category/À+La+Une/article/785300/@ComfortablySmug,_le_twittos_qui_samusait_ a_propager_de_fausses_infos_en_plein_cyclone.html, consulté le 8 novembre 2012.

 

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Je publie, tu modifies, il rectifie –> ils s’embrouillent

Billet #2  – semaine 7

Wikipédia [wikipédia] n. propre. Référence bibliographique qui fait perdre des points lorsqu’elle est utilisée dans les travaux de recherche.

Voici la définition de Wikipédia que mes différents professeurs m’ont inculqués au fil du temps. Chaque fois que la classe se voyait remettre un travail à faire, il était inscrit dans les consignes que Wikipédia ne représentait pas une source d’information fiable pour constituer nos recherches. À l’époque, je trouvais cette interdiction bien déconcertante puisque l’encyclopédie se retrouvait toujours dans les trois premiers sites apparaissant sur Google et qu’une foule d’information s’y retrouvait.

Dans le milieu de la recherche, l’encyclopédie gratuite et exclusivement en ligne est fortement critiquée. Un professeur de philosophie rapporte sur son blogue que les journalistes, analystes, universitaires et chercheurs « s’accordent sur la faible qualité des articles, le problème de l’incompétence des contributeurs et plus encore de l’incompétence des administrateurs qui tranchent en totale ignorance de cause des sujets » (Alithia, 2007 : en ligne). Il existerait donc plusieurs lacunes à l’encyclopédie qui expliquent, à plusieurs égards, qu’elle ne soit pas considérée comme une source crédible d’information. D’abord, rappelons-nous que les contributeurs des différents articles peuvent être n’importe qui. Ces derniers peuvent être dans un rapport égalitaire de savants et d’ignorants. Les contributeurs n’étant pas responsables de leurs publications, la qualité des articles s’en retrouve affectée (INRP, dans Alithia, 2007 : en ligne). Aussi, la modification constante des articles peut facilement les rendre incompréhensibles selon les différents points de vue des contributeurs sans mentionner le manque d’homogénéité des contenus rédigés sans balises prédéterminées (Scriptol : en ligne). Pour ce qui est des administrateurs de l’encyclopédie, il semblerait que « peu importe la vérité, leur rôle est de mettre fin aux guerres d’éditions, ce qui revient a tranché en faveur d’une certaine version au détriment d’une autre, c’est à dire généralement entre deux maux choisir le moindre… — ou même le pire, vu leur incompétence — mais cela ne garantit en rien une bonne version » (Alithia, 2007 : en ligne). Bref, ces éléments engendrent la faible qualité des contenus.

J’ai été très surprise de constater qu’on avait mis en place une « Wikizone » dans les différentes sections du contenu du cours. C’est probablement la seule fois où un enseignant m’a incitée à parcourir différents articles sur cette encyclopédie, bien que l’utilisation qu’on en fait aille de pair avec mon utilisation personnelle à l’heure actuelle. Il ne m’est effectivement jamais arrivé de me fier uniquement à cette source documentaire pour bâtir un travail même si, à l’occasion, il m’arrive de l’utiliser pour vérifier des concepts que je connais peu. Le module 7 propose de bons arguments qui nuancent la crédibilité de Wikipédia. Ayant toujours été contrainte de faire abstraction de cette encyclopédie collaborative, je n’ai toutefois plus le réflexe de me documenter à partir des articles qui parfois peuvent être incomplets.

 

Sources

Alithia. 2007. De sévères critiques de wikipedia. En ligne. 18 janvier. http://wikipedia.un.mythe.over-blog.com/article-4662213.html, consulté le 15 octobre 2012.

Scriptol. N.d. Wikipedia et ses controverses. En ligne. http://www.scriptol.fr/web/wikipedia.php#Critique, consulté le 15 octobre 2012.

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Premier essai

Au Japon, en 1994, Denso Wave, une société japonaise employée par Toyota, inventait le code QR. Ce n’est qu’en 2010, 16 ans plus tard, qu’on voit apparaître cette innovation technologique aux États-Unis (Unitag : en ligne). Mais, qu’est-ce que le code QR ? Il s’agit d’ « un code-barre en deux dimensions qui permet de crypter et de stocker un nombre d’informations bien plus important qu’un code barre classique (textes, SMS, liens vers des sites web, des images, des vidéos, etc.) » (Labo BnF : en ligne) et qui signifie « Quick Response Code » (Valat : en ligne). Le code QR constitue un véritable outil interactif en ce sens qu’il « accélère et incite l’usage des services Internet mobile » (Unitag : en ligne). Bien entendu, les gens qui souhaitent utiliser les codes QR doivent avoir en leur possession un téléphone intelligent et avoir téléchargé une application qui permet de lire le code-barre.

Communication publique et Code QR

Afin de comprendre le lien étroit qui unis le code QR et la communication publique. Je me permets de définir la communication publique. Le Département d’information et de communication de l’Université Laval la définie ainsi : « [elle] consiste en l’ensemble des phénomènes de production, de traitement, de diffusion et d’échange de l’information qui reflètent, créent et orientent les débats et les enjeux publics » (DIC, 2010, dans Bernier, 2011: en ligne). Le DIC ajoute que la communication publique peut aussi bien provenir des entreprises, des établissements et des groupes qui interviennent sur la place publique que des médias (2010 : en ligne). En soi, elle doit rendre compte des trois caractéristiques suivantes : la communication publique requiert un auditoire, des moyens de vaste diffusion ainsi qu’un espace public.

Les codes QR sont étroitement liés à la communication publique dans la mesure où ils participent grandement à la diffusion de l’information (Bernier, 2011 : en ligne). Ils requièrent un vaste auditoire en raison de leur objectif premier : être numérisés par le plus grand nombre de gens possible. Ils sont donc apposés stratégiquement sur différents outils communicationnels afin de permettre aux annonceurs de rejoindre leur cible efficacement. Les code-barres sont particulièrement présents dans les endroits publics ou encore sur des objets à grande distribution, par exemple sur des vêtements, des produits alimentaires, des affiches publicitaires, etc. La créativité média des codes QR ne cesse d’augmenter. Voyez dans la vidéo qui suit, un magasin à grande surface qui a réussi à augmenter ses ventes sur l’heure du lunch à l’aide d’un code QR.

Le blogueur, Tommy Bernier, explique que les codes QR permettent d’améliorer l’efficacité des campagnes publicitaires en dirigeant plus rapidement le public aux endroits souhaités (2011 : en ligne). Moins d’efforts pour nous et plus de visibilité pour eux. Tout le monde y gagne !

En somme, le codes QR n’auraient aucune importance s’ils ne faisaient pas partie intégrante de la communication publique. Sans auditoire, ni espace public, ni moyen de vaste diffusion, ils n’auraient aucune raison d’exister.

Utilisation des codes QR dans le domaine de la communication publique

Si je peux me permettre de vous fournir quelques statistiques sur les codes QR, une étude de TNS rapporte que 42 % des gens possédants un téléphone intelligent muni d’un service Internet ont scanné un code QR et que 33 % ont recommencé. Toujours dans la même étude, on constate que 42 % des codes concernaient des produits/services présents sur des publicités, que 16 % étaient présents dans un environnement culturel et 12 % dans un contexte de transport (Biffe, 2012 : en ligne).

En 2011, l’organisme Reporters sans Frontières présentait une campagne imprimée pour dénoncer les dictateurs de ce monde qui sont convaincus que seule leur opinion est importante et qu’ils doivent contrôler la totalité des médias. Dans leurs différentes publicités, l’organisation souhaitait faire entendre aux gens que la liberté de presse est indispensable et que les dictateurs n’ont pas le droit de faire tuer ou encore d’emprisonner les journalistes qui sont témoins de leur despotisme (Publicis Brussels, 2011 : en ligne). Dans le cours vidéo qui suit, vous aurez l’occasion de voir comment les codes QR ont été utilisés pour remplir ces objectifs. Leur insight : « faire dire la vérité à ceux qui ne la disent pas » (Bayard, 2012 : en ligne).

La campagne publicitaire portait sur un débat d’actualité dû aux nombreux conflits qui perduraient dans les pays arabes à ce moment-là. Grâce aux codes QR, elle a connu un franc succès, non seulement avec ses publicités imprimées, mais surtout avec sa vaste portée sur le web. Cette campagne a su informer un auditoire international sur la réalité que vivent les journalistes sans frontières.

Les codes QR et moi

Mon expérience personnelle avec les codes QR est plus ou moins concluante. En tant que future publicitaire, je trouve l’invention brillante. À mon humble avis, c’est l’utilisation inefficace des liens URL qui la rend moins intéressante. Bien souvent, le code est mal exploité, en ce sens qu’il n’amène rien de nouveau au support sur lequel il est apposé. Je me permets une petite anecdote. Il y a quelques semaines, j’entamais l’épluchure de ma banane quand je constatai un mini code QR sur son autocollant. Curieuse de voir ce qui se trouvait sur l’URL, je fus fort déçue quand l’application me dirigea sur la page Facebook de Dole, la compagnie de fruit d’où provenait ma banane. J’aurais préféré voir une vidéo de bananes dansantes plutôt que d’en arriver à cette déception. Bref, l’exploitation des codes QR peut encore faire preuve d’amélioration. Ce n’est pas tout d’apposer un code sur un produit ou une publicité, le lien doit être pertinent.

Avantages VS inconvénients

Les codes QR offrent certains avantages autant aux annonceurs qu’aux consommateurs. À la base, les codes QR sont gratuits. Il est même possible de personnaliser son code selon l’entreprise ou le message. Julien Valat, blogueur, rajoute que : « l’intérêt principal d’un code QR est de pouvoir l’utiliser pour mesure l’impact de votre publicité […] il sera éventuellement possible de savoir combien d’affiches ont été scannés, à quels endroits elles l’ont été, quel aura été l’impact sur un achat en ligne ou une adhésion par exemple » (Valat : en ligne). Les outils du web sont effectivement fort pratiques pour offrir des statistiques éloquentes sur les attitudes et les comportements des consommateurs.

Pour ce qui est des inconvénients, Valat en fait une bonne énumération. Il ne passe pas sous le silence le fait qu’il est nécessaire de posséder un téléphone intelligent pour être en mesure de numériser un code QR. Ceci étant dit, les annonceurs qui recourent aux codes QR se ferment à une foule de cibles potentielles. Le blogueur ajoute que l’action de numériser est parfois trop exigeante pour le consommateur et donc, une grande partie des gens ignorent les codes QR. Il est également important de mentionner que l’emplacement des codes peut parfois se présenter comme étant elle-même un inconvénient. Certains endroits tels les panneaux-réclames sur les autoroutes, les publicités télévisuelles, les lieux où la connexion internet est faible et où le téléphone cellulaire est interdit ne sont pas propices aux codes QR. Pourtant, certains annonceurs ont déjà fait une de ces erreurs, voyez les images ci-dessous. Le blogueur conclue en rapportant que : « même s’il est facile et peu coûteux de créer un code QR, son utilisation doit être amplement réfléchie » (Valat : en ligne).

Ici, l’angle du code QR le rend impossible à numériser.

Ici, le code QR est tellement hors de porté qu’il est difficile à cadrer, puis numériser.

Ici, le code QR est sur un écran de télévision. La résolution n’est pas assez bonne pour qu’il soit numérisé.

Ici, le code QR se retrouve derrière une barre de métal. Il est donc impossible à scanner.

Pour conclure, Yann-Yves Biffe explique qu’il existerait quatre types de campagne qui utilisent les codes QR : « les vidéos de démonstration et de branding ; les captures de données et le «list building» ; les liens vers les sites de e-commerce ; et enfin le partage sur les médias sociaux via des liens renvoyant sur Facebook et Twitter » (2012 : en ligne). L’auteur fait également mention des efforts qu’il reste à déployer pour améliorer « la ressource sur laquelle va atterrir l’internaute mobile sur un site fourre-tout qui déçoit l’internaute qui attend une réponse précise et contextualisée » (Biffe, 2012 : en ligne). Pour ma part, j’ajouterai que toute innovation technologique impliquant les internautes a nécessairement été, à un moment ou un autre, mal exploitée par les annonceurs et commerçants. Dès leur arrivée, les applications mobiles, par exemple, furent fortement populaires et une majorité des entreprises désirait posséder leur propre application pour être dans le vent. Toutefois… Dans quels buts et avec quels motifs? Peu aurait su répondre. Avec le temps, les applications ont pris tout leur sens. Elles permettent de s’organiser, se divertir et même de s’informer. À mon avis, les codes QR finiront fort probablement par être mieux exploité. En tous les cas, laissons la chance au coureur!

Sources :

Bayard. N.d. « Reporters sans Frontières utilisent un QR code pour faire parler les dictateurs ». ENSCI. En ligne. 20 janvier. http://www.ensci.com/blog/bayard/tag/qr-code/, consulté le 10 octobre 2012.

Bernier, Tommy. 2011. « Ce qu’est le Code QR ». Les technologies, un perpétuel changement. En ligne. 29 mai. http://tommybernier.wordpress.com/2011/05/29/mini-essai-1-les-codes-qr-l’art-de-diriger-ses-cibles/, consulté le 10 octobre 2012.

Biffe, Yann-Yves. 2012. « Ça va décoder grave ! ». Cap’com. En ligne. 15 mars. http://www.cap-com.org/actualite/2666-ca-va-decoder-grave.html, consulté le 10 octobre 2012.

Emart. N.d. Emart Sunny Sale Campaign – 3D Shadow QR Code. En ligne. http://www.youtube.com/watch?v=EvIJfUySmY0, consulté le 10 octobre 2012.

Labo BnF. N.d. QR Codes : Mode d’emploi. Fichier PDF, consulté le 10 octobre 2012.

Publicis Brussels. 2011. Reporters without borders – the talking print ad. En ligne. 28 octobre. http://www.youtube.com/watch?v=W9aIPzxXU7Y, consulté le 10 octobre 2012.

Unitag. N.d. QR Code, le moyen d’accès privilégié au Web Mobile. En ligne. http://www.unitag.fr/help/qrcode, consulté le 10 octobre 2012.

Valat, Julien. N.d. « Code QR : avantages et inconvénients ». Vitamin E. En ligne. http://vitamin-e.laclinique.biz/fr/blog/affaires-informatique/code-qr-avantages-et-inconvénients.html, consulté le 10 octobre 2012.

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We will forever remember

Billet #1 –  semaine 4

J’avais 10 ans. Jeune, surtout naïve, je n’avais aucune idée de la tragédie qui venait d’avoir lieu. J’avais vécu cette journée d’école comme toutes les autres journées de ma cinquième année. On avait dû nous parler des Iroquoïens ou quelque chose dans le genre. Un sujet bien anodin étant donné la catastrophe dont nos voisins du Sud avaient été victimes. Qui aurait pu prédire que des terroristes islamiques extrémistes dérangés auraient eu le culot d’enligner leurs avions dans ces deux tours, jumelles en plus. Mais encore, qui aurait cru qu’elles s’effondreraient? Toutes les deux! Ce jour-là, le 11 septembre 2001, je rentrais à la maison sans savoir ce qui m’attendait.

Il est 16 h 30. Je peux maintenant procéder à ma routine d’après école. Ma mère est dans le salon. Ma mère est dans le salon? Mais qu’est-ce que ma mère fait dans le salon? Elle regarde le téléviseur d’un air inquiet. Un air qui me dit que l’heure est grave. Ce soir-là, pas de devoir. La famille en entier regarda les nouvelles. Moi, qui à l’époque n’écoutais que mes programmes jeunesse, je pris conscience de l’universalité du média d’information qu’était la télévision. En fait, j’en étais peut-être consciente, mais ça m’intéressait peu. Toutes les images de la tragédie étaient diffusées en boucle sur la majorité des chaines. Près de 3 000 personnes ont succombé à l’attentat du World Trade Center, sans compter les 400 quelques pompiers, ambulanciers et policiers qui ont mis leurs vies en danger pour tenter de sauver des victimes (History : en ligne).  Tout le monde ne parlait que de ça.

Le lendemain, notre professeur avait même utilisé le téléviseur de la classe pour passer en revue les événements du 11 septembre – moi qui croyais qu’il était réservé pour les périodes de plaisances. Voilà que je devais revoir, pour une millième fois, les images effrayantes qui nous étaient présentées.

Quelques années plus tard, je pris conscience des répercussions de ces événements sur nos sociétés. Le 11 septembre 2001 a marqué l’histoire : il a marqué la fin et le commencement d’une nouvelle ère. Selon Tolazzi et Maserati, la diffusion massive et universelle des images de l’attentat et leur caractère alarmant ont « profondément bouleversé le champ des représentations, non seulement aux États-Unis mais également au sein de pays comme le Canada ou l’Australie qui ont offert leur soutien au gouvernement américain dans sa “guerre contre la terreur”. Ainsi, la figure de l’immigrant, par exemple, est très vite apparue comme une menace potentielle pour la sécurité des citoyens » (2009 : en ligne). Cette menace est effectivement largement rependue dans l’idéologie des citoyens d’un peu partout dans le monde. En effet, peu de gens s’étonnent de voir, à l’aéroport, une personne de nationalité afghane se faire fouiller et interroger durant des heures. Il est bien évident que la télévision et les nombreux reportages ont contribué à intensifier cette haine collective envers les gens de races et religions différentes.

Je vous laisse sur une vidéo qui ne m’a laissée indifférente. On y présente les soldats qui sont en Afghanistan, en raison du 11 septembre 2001, afin d’assurer la sécurité des États-Unis. Le reporter souhaite savoir si les locaux sont au courant des événements.

Peut-être verrez-vous ces gens différemment.

 

 

Sources

History. N.d. 9/11 Attacks. En ligne. http://www.history.com/topics/9-11-attacks, consulté le 29 septembre.

Tolazzi, Sandrine et Carole Maserati. 2009. « L’impact des attentats du 11 septembre 2001 sur le discours relatif aux immigrants dans la presse canadienne et australienne ». ILCEA. En ligne. 30 avril. http://ilcea.revues.org/index76.html,  consulté le 30 septembre 2012.

Youtube. 2012. Have you heard of 9/11 – Afghanistan. En ligne. http://www.youtube.com/watch?v=XJubz22D6AY, consulté le 30 septembre 2012.

 

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